À quoi servent les pages blanches à la fin du livre ?

Publié le 3 février 2026 à 11:51

Quand on ferme un livre, l’histoire ne s’arrête pas toujours là.

Parfois, elle commence juste autrement.

 

À la fin de Éloa et la question du cœur, j’ai fait un choix volontaire :

laisser plusieurs pages blanches.

 

Ce n’est ni un oubli, ni une erreur d’impression.

C’est un espace.

Un espace pour l’enfant.

Un espace pour la famille.

Un espace pour continuer l’histoire.

 

 

Un livre qui ne se referme pas

 

 

L’histoire d’Éloa parle d’amour, de questions, de familles différentes, de liens qui se construisent autrement.

Ce sont des thèmes forts, parfois sensibles, que les enfants ressentent profondément.

 

Quand un enfant referme le livre, il a souvent envie de dire quelque chose… mais ne trouve pas toujours les mots.

 

Les pages blanches sont là pour ça.

 

Elles permettent à l’enfant de :

 

  • dessiner sa famille,
  • représenter ce qu’il a compris,
  • montrer ce qu’il ressent,
  • inventer sa propre suite,
  • ou simplement gribouiller librement.

 

 

 

Mettre des images sur ses émotions

 

 

À 4, 5, 6 ou 7 ans, on ne sait pas toujours expliquer ce qu’on ressent.

Mais on peut le dessiner.

 

Ces pages deviennent alors :

 

  • un espace d’expression,
  • un support de discussion avec l’adulte,
  • un outil pour libérer ce que l’enfant garde à l’intérieur.

 

 

Parfois, un simple dessin dit bien plus qu’une phrase.

 

 

Valoriser toutes les familles

 

 

Dans Éloa et la question du cœur, l’amour fait la famille.

Pas le schéma, pas les cases, pas les normes.

 

Les pages blanches permettent à chaque enfant de représenter sa propre réalité, sans comparaison, sans modèle imposé.

 

Une maman seule, deux papas, des grands-parents, une famille recomposée, une fratrie, un parent absent…

Tout a sa place.

 

Aucune famille n’est “fausse”.

Chaque dessin est légitime.

 

 

Créer un souvenir unique

 

 

Quand un enfant dessine dans son livre, ce livre devient le sien.

Il n’est plus un simple objet, mais un souvenir.

 

Dans quelques années, en le rouvrant, il pourra revoir ce qu’il pensait, ressentait, imaginait à ce moment-là.

 

Ces pages blanches deviennent alors des pages de vie.

 

 

Un prolongement pédagogique

 

 

Ces pages peuvent aussi être utilisées :

 

  • à l’école,
  • en atelier,
  • à la maison,
  • en médiathèque.

 

 

Elles ouvrent la discussion, facilitent la parole et permettent d’aborder des sujets parfois délicats avec douceur.